Tiphaine Descamps



Tiphaine Descamps est artiste peintre depuis plus de 30 ans. Elle a exposé à Lille, Paris, Chartres, l’ile d’yeu et Casablanca.

Elle expose depuis 6 ans à l’ile d’Yeu où elle rencontre un vif succès chaque année.


Ses tableaux sont travaillés en matière et le choix des sujets est en lien avec les couleurs, le vécu, les atmosphères, les rencontres, les voyages.

Peindre la réalité telle qu’elle la voit, telle qu’elle la ressent.

Sa palette est vive et chatoyante, avec des jeux de demi-teinte. Elle cherche à faire vibrer la couleur et à donner du rythme à ses toiles.


Son art est abstrait, ne pas « trop dire » pour laisser le spectateur rêver devant la toile, pour l’inviter à se perdre dans un univers colorés empreints de collages, d’écritures et d’émotions.


Elle a habité 4 ans au Maroc (de 2012 à 2015) ce qui lui a permis d’élargir son champ d’exploration et d’enrichir son expérience picturale : un style plus graphique, inspiré des zelliges, des murs de Médinas, des couleurs, des épices.

Chaque carré coloré des tableaux de la série ZELLIGES traduit une scène de vie marocaine, il y a du « beau » et du « moins beau », comme dans toute vie, comme dans nos vies.

Les murs des médinas, leur art brut et graphique la touchent beaucoup, elle réinterprète ce qu’elle voit au travers de mélanges de couleurs et de matières : peinture, affiches, toile de jute, papiers.


Un recyclage poétique du réel.

Ses tableaux réalisés à partir d’affiches décollées des murs du Maroc, d’Espagne ou de France, traduisent l’atmosphère urbaine, l’expression de la vie publique telle une démarche sociologique.

C’est une approche perceptive du réel inspirée des murs et des panneaux d’affichage qui se transforment en objet artistique.


A propos du thème "les Trames de Vie".

Depuis plus de 20 ans Tiphaine introduit de la toile de jute dans son art, ce sont d’anciens sacs de pommes de terre, récupérés auprès d'amis agriculteurs.

Elle aime l’idée de recyclage, d’utiliser l’existant, de le transformer.

Au départ la trame de la toile de jute est très serrée et petit à petit elle tire sur les fils pour en retirer, et n’en garder qu’un petit nombre.

Le résultat est une sorte de quadrillage comme des traits, comme une trace, juste pour la beauté de la matière. Ce qui l’intéresse beaucoup c’est le côté brut des matières et des rendus dans un esprit minimaliste.

Ne garder que l’essentiel. Déconstruire. Less is more. Le fil d’Ariane

C’est le tissu qui devient médium.


Matière et minimalisme.

Elle est en permanence à la recherche de l’harmonie et de l’équilibre qui va procurer profondeur et force à son œuvre.

L’univers de sa peinture et de ses collages est profond, dense, à la fois harmonieux et dépourvu de repère, riche et contrasté.